31 octobre 2008
Mentalité religieuse américaine
Etudiant en Lettres Modernes à La Sorbonne, j'ai connu Michel Crouzet comme professeur tonitruant, l'énergie stendhalienne (j'étudiais la"Chartreuse de Parme") se répandait comme une onde vribrionnante dans l'amphithéâtre Richelieu, c'est avec jubilation qu'on parcoure ce qu'il dit sur la mentalité religieuse américaine dans le dernier numéro de la N.R.H, n°39, p.7:
"Les Américains ont une sorte de culte de l'innocence et de la simplicité de la nature, comme si la lecture littérale de la Bible identifiait le péché originel à toute entreprise de connaissance, à tout travail de l'esprit. La continuelle révolte de l'Américain populaire ne supporte pas l'existence d'un clergé défini et séparé par le savoir, établi comme médiation entre lui et le divin: il ne peut admettre que la raison puisse cohabiter avec la foi, l'innocence de coeur paraît incompatible avec le travail de l'intellect, avec la culture."
http://www.n-r-h.net/index.html
30 octobre 2008
Automne à La Frette sur Seine
29 octobre 2008
L'Ile des Larmes à Minsk
Vraie terra incognita pour nous, la Russie Blanche, la Biélorussie recèle des curiosités étonnantes, le Mémorial sur l'Ile des Larmes, Востраў сьлёз en biélorusse en est une. Elle commémore la guerre d'Afghanistan où des soldats biélorusses ont trouvés la mort, elle a été élevé en 1988.
28 octobre 2008
Latgale, un vestige de l'ancienne Europe
Latgale est la région sud-est de la Lettonie actuelle, terre de confins où se mêlent communautés polonophones, lettones, russophones; c'est la région où vit la partie la plus importante communauté catholique de Lettonie, dont Aglona est le sanctuaire marial. 


D'autres photos ici:
http://picasaweb.google.com/darba36170/Latvia2008Latgale#
27 octobre 2008
Villa les Iris à La Frette sur Seine
Au 8 quai se Seine se niche l'une des plus belles villas de La Frette, "Les Iris", construite fin XIXe.
26 octobre 2008
Eglise troglodytique de l’Annonciation
Avant d'atteindre la Roche-Guyon, l'église troglodytique de l’Annonciation à Haute-Isle (95), entièrement creusée dans la falaise aux frais de Nicolas Dongois, est l'unique exemple de ce type en Île-de-France, depuis la destruction de l'église de Mousseaux, en 1749. La nef unique, voûtée d'un berceau en plein cintre, est éclairée par quatre fenêtres taillées dans la roche. Elle communique par un trou avec le clocher, construit en surplomb.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Haute-Isle
25 octobre 2008
Noël, refuge à la cruauté des hommes
"Tanguy" est le premier roman de Michel del Castillo, le personnage, encore enfant, traverse les blessures de la guerre civile espagnole dans la solitude d'une famille éclatée. Interné en Allemagne, Noël brille d'un éclat particulier:
"L'atmosphère du camp avait complètement changé. Ceux-là même qui d'habitude s'insultaient ou se battaient se parlèrent avec gentillesse ce soir-là; ils échangeaient des mégots qu'ils avaient achetés aux latrines; ils se demandaient des nouvelles les uns des autres. Ils étaient devenus gentils même avec Günther et l'un d'eux, qui s'était toujours acharné contre le jeune homme, alla jusqu'à lui serrer la main.
Ce fut comme un îlot de paix au milieu d'un océan de haine. Couchés sur leurs paillasses, les déportés rêvaient de leurs pays, de leurs foyers, d'autres Noël de paix. Ils se sentaient, ce soir-là, liès de nouveau étroitement au reste du monde et ils avaiennt l'intuition que ce qui les rattachait, c'était l'Espoir. L'espoir d'un monde plus juste et meilleur, l'espoir d'une paix accordée enfin aux hommes de bonne volonté, surtout l'espoir de passer d'autres Noëls chez eux et de revenir des hommes."
p.140-141,"Tanguy"(1957), Michel de Castillo, Folio
24 octobre 2008
Un éléphant rose égaré dans le monde industriel
Dnepropetrovsk: http://gorod.dp.ua/multilang/fr/
http://www.flickr.com/photos/yurgen_schmidt/2376078763/in/pool-tarkovsky/
23 octobre 2008
Trace du franquisme dans l'Espagne d'aujourd'hui
"En ce qui concerne le franquisme, on peut oser cette lapalissade: qu'on le veuille ou non, que cela plaise ou déplaise, il fut une réalité qui a duré plus de trente-cinq ans. Il ne peut pas avoir marquer les esprits. S'en débarrasser en le traitant par le mépris ne me semble pas une attitude pertinente. On se méprise soi-même en méprisant ses adversaires. Aucun oubli ne peut se fonder sur la haine. Or l'Espagne n'a pas encore oublié, puisqu'elle n'arrive pas à pardonner- pardon ne signifiant pas ici oubli et compréhension de crimes passés, mais don d'un avenir pacifié.
Ce que les Espagnols doivent finir par accorder à leur propre histoire, c'est la lucidité et l'équanimité."
p.391, "Le temps de Franco"(2008), Michel del Castillo, Fayard
http://www.micheldelcastillo.com/
22 octobre 2008
Le cimetière des locomotives
La photographie est une invitation à la rêverie, qu'on me pardonne ce truisme, mais pour l'auteur de ces lignes, absolument novice en matière de photographie, ce site est une invitation au voyage absolument baudelairienne notamment la partie intitulée "Tarkovski's shadow" , véritable Transfiguration où la splendeur photographique sublime ce qui dans la réalité me laisse pour le moins perplexe:
http://www.flickr.com/
http://www.flickr.com/groups/tarkovsky/pool/
Diesel-electric locomotive TEP60 (Kolomna Locomotive Factory, Russia 60's) http://www.flickr.com/photos/die5pezfabrik/2854444844/








