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"C'était le début de la grande équipe de Hongrie. Une équipe euphorique portée par tout un peuple, et portée aussi par le vent de l'Histoire.Tous les pays ont une équipe qui leur ressemble. regardez les Hongrois ! Tout est enchevêtré. Il y a le génie inventif du jeu, la résistance à l'Union soviétique, les germes de la révolte contre la dictature...
- Et les Français ?
- Brillants mais paresseux...
- Les Italiens ?
- Roublards ! calculateurs...
-Et les Allemands ?
- En remportant la Coupe du Monde, l'équipe de Frtitz Walter a redonné confiance à l'Allemagne! C'est la première fois qu'ils osaient de nouveau sortir la tête haute dans la rue après la honte des années noires. Une manière de miracle. De revanche...
-Et les Suisses alors ?
- Un pays qui a peur a une équipe craintive, Georges! C'est pour se protéger que les Suisses, en football comme en politique, ont inventé le verrou..."

p.96,"L'ami barbare"(2014), Jean-Michel Olivier, Fallois