C'est la lecture du dernier roman de Virginie Despentes, "Vernon Subutex 2" publié chez Grasset qui m'a fait découvrir ce lieu. Dans le guide Parigramme, il n'est pas précisé qu'après les "Folles Buttes", c'est un stade portant le nom d'un joueur de rugby, Bergeyre qui a remplacé le parc forain.

http://www.des-gens.net/Histoire-de-la-butte-Bergeyre-6084

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"Avant la Première Guerre mondiale, un parc d'attractions proposant manèges et chalets de curiosités était campé à la naissance de la rue Georges-Lardennois. Les "Folles Buttes" (c'était le nom de cette kermesse champêtre) ne sont plus mais la butte Bergeyre, coiffée de jolies maisons de l'entre-deux-guerres, reste bien vaillante.

La première séduction qu'offre ce site exceptionnel, coincé entre les avenues Simon-Bolivar et Mathurin-Moreau, tient à son allure de village endormi, hors du temps et de la ville. Hors de la ville ?Au-dessus plutôt: celui qui vient de gravir les volées d'escaliers de la rue Barrelet-de-Ricou ou de suivre les lacets de la rue Georges-Lardennois en est bien convaincu !

  Et c'est certainement cette situation en altitude qui donne à l'endroit tout son caractère. Il faut se poster au carrefour des rues Georges-Lardennois et Rémy-de-Gourmont pour découvrir un panorama aussi beau qu'inattendu sur Paris, à commencer par une splendide vue du sacré-Coeur, sous un angle inhabituel. Avant de remettre les pieds sur terre en redescendant l'avenue, on prolongera cet agréable commerce avec les hauteurs en musardant dans les petites rues de la butte. Ne pas se presser: elles ne sont pas longues."

p.249, "Paris secret et insolite"(2012), Rodolphe Trouilleux, Parigramme

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