30 septembre 2015

Aymé, écrivain de terroir parisien

   "Ah, le grand Marcel ! Il est à la fois le plus parisien des écrivains de terroir et le plus bucolique des auteurs de Paname. Jurassien exilé à Montmartre, il a apporté dans ses ballots tout un bestiaire souvent magique où les loups bavardent, où es chats complotent, où les nymphes hantent les marais, où les tableaux sèment la folie dans les villages." p.59/60,"Dictionnaire amoureux de Paris"(2015), Nicolas d'Estienne d'Orves, Plon
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26 septembre 2015

La signature du mensonge

"Véritablement, toute forme d'insistance est une forme d'occultation, ou de tromperie." p.2,"L'imposteur"(2015), Javier Cercas, Actes Sud
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09 septembre 2015

Première rencontre entre Raïssa et Jacques Maritain

   "Un jour où, toute mélancolique, je sortais d'un cours de M.Matruchot, professeur de physiologie végétale, je vis venir à moi un jeune homme au doux visage, aux abondants cheveux blonds, à la barbe légère, à l'allure un peu penchée. Il se présenta, me dit qu'il était en train de monter un comité d'étudiants pour susciter un mouvement de protestation parmi les écrivains et les universitaires français, contre les mauvais traitements dont les étudiants socialistes russes étaient victimes en leur pays. (Il y a eu à cette... [Lire la suite]
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09 septembre 2015

Pâque juive

  "Mais la fête plus impressionnante était celle de Pâques. Aux premières vêpres avait lieu le repas liturgique. la table était mise avec beaucoup de recherche, on sortait ce qu'on avait de plus beau. Une nappe éblouissante, des flambeaux d'argent l'éclairaient. mon grand-père paternel présidait le repas, assis sur le plus haut siège, exhaussé par des coussins. La nuit tombait, on goûtait aux herbes amères, les prières commençaient. Toute pénétrée du mystère de cette Pâque j'étais chargée de poser en hébreu les questions... [Lire la suite]
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08 septembre 2015

La virginité maternelle

Antoine de Saix, "La virginité maternelle" pour la fête de la Nativité de la Vierge le 8 septembre:  "Comme en la fleur descend doulce rosée, Dont fruit procede et vient en la saisonComme au miroir entre face opposée,Et doulcement comme pluie en toison;Comme une voix pénetre en la maison,Sans ouverture, et au coeur la pensée,Soleil en vitre, et par ce n'est percée :Ainsi Jésus, pour prendre humanité,Vint en Marie, et n'en fust one blessée,Mais demeura mere en virginité" p.218, " Les plus beaux textes sur la Vierge... [Lire la suite]
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27 août 2015

Houellebecq, la nostalgie du sacré ?

Tiré du chapitre, Houellebecq: Dieu, la bouteille et le sexe:  "Il ne faut pas lire Houellebecq au premier degré, ni même au second, mais en creux comme un alphabet en braille. Alors apparaissent transfigurés un désespéré sous le cynique, un sérieux sous l'humour, un nostalgique du religieux sous le sarcasme, un enfant dépravé dont le cœur est resté pur, qui rêve à un Moyen Age perdu, au culte marial, aux pèlerinages, aux fièvres de la foi, à cette ivresse à partager une même vision de ce monde et de l'autre, qu'on a échangé... [Lire la suite]
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27 août 2015

Marcel Aymé et le refus de l'enrôlement

Tiré du chapitre Marcel Aymé: l'enchanteur du réel: "Dans une époque où la vie intellectuelle a été fortement secouée par la politique, les idéologies, l'engagement, Marcel Aymé s'est voulu une sorte d'objecteur de conscience, se refusant obstinément à toutes les manières d'enrôlement. C'est un artiste qui, dans la tempête des idées, le sectarisme et le choc des factions, ressemble à un Montaigne ou à un Erasme. Alors qu'on s'étripe et qu'on se jette des anathèmes, lui tente de comprendre l'homme pas tel qu'il devrait être mais tel... [Lire la suite]
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27 août 2015

Présentation de Gombrowicz par Jean-Marie Rouart

   Tiré du chapitre Gombrowicz: l'exil est son royaume "Gombrowicz aime troubler les pistes. On ne sait pas toujours si son rire est jovial ou grinçant, si son humour n'est pas le paravent élégant de son pessimisme forcé. Il ricane avec des airs d'adolescent provocateur qui veut choquer le bourgeois et qui dissimule son désarroi sous la fanfaronnade. Il y a de la pose chez lui, du dandysme à la polonaise, une forme d'extravagance qui tient de Brummel, de Byron, avec des ingrédients locaux, une forme d'anarchisme désespéré... [Lire la suite]
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23 août 2015

Le déracinement comme traumatisme

Déportée en Sibérie en 1944 jusqu'en 1955, dans le train de retour, elle traverse ce qui était avant-guerre la Pologne orientale:    "Nous regardions tous par les fenêtres comme si voulions reconnaître chaque arbre, chaque arbuste. Au moment de nos arrestations ces terres étaient encore les nôtres, c'était notre pays, notre terre patrie. Désormais des inscriptions en russe apparaissaient sur les routes, dans les gares que nous connaissions bien. Pareil arrachement, racines comprises, à la terre sur nous avions grandi, où... [Lire la suite]
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18 août 2015

Les élans de la charité

  "Dans le long exercice de la charité, son cœur en a oublié les élans." p.179,"Brûlebois"(1926), Marcel Aymé, Folio N°711, premier roman
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