Vu de La Frette

Un Gallo-(catholique)romain du Val d'Oise, des citations pour nourrir le fil des jours

25 octobre 2009

Chapelle de la Bonne-Nouvelle à Frouville

Abrité à l'ouest et au nord ouest par des coteaux et orienté vers l'ouest, le territoire de Frouville est occupé dès l'époque gallo-photo02_002romaine ainsi qu'en témoignent des vestiges archéologiques. Dépendant du bailliage de Senlis et de la châtellenie de Pontoise, le village abrite notamment la ferme de Messelan, ancien oratoire d'une commanderie de templiers. La construction de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle en 1672 par Antoine de Mailly d'Hautecourt célèbre le souvenir d'une apparition de la Vierge en 1560 à une première communiante. En 1747, dans ce village réputé pour la longévité de ses habitants, une partie de la population meurt d'une épidémie de peste. L'agglomération devient commune en 1792. En 1870, Frouville est occupé par les Prussiens. En 1875, la commune fonde une bibliothèque qui contient, en 1896, 100 volumes reliés et 35 brochures.

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Mendicité interdite à Hédouville ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9douville_%28Val-d%27Oise%29
photo02_005

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18 octobre 2009

Ferme-manoir à Menouville

Ménouville (95) est bordure de l'Oise, village blotti dans un repli discret de la vallée du Sausseron à l'abri des grands axes de communication.Cette ferme-manoir est délimitée par un mur d'enceinte. L'entrée se fait par un porche, dont le pignon est couronné par une souche de cheminée et qui possédait une tourelle d'angle. Il est surmonté d'un grenier réunissant deux bâtiments, dont l'un supporte un pigeonnier. Ces éléments d'origine témoignent de la richesse des premiers occupants. Ils ont été modifiés lors des travaux effectués pour adapter l'exploitation à l'évolution des techniques agricoles.
P1000021

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La Tour Eiffel vue du Vexin

Paris et La Défense vus sur la butte en sortant de Bréançon dans la Vexin français, à 45 km de Paris.
P1000025

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19 septembre 2009

Au jardin de la France

photo_centre  "Connaissez-vous cette contrée que l'on a surnommée le jardin de la France, ce pays où l'on respire un air si pur  dans les plaines verdoyantes arrosées par un grand fleuve ? Si vous avez traversé, dans les mois d'été, la belle Touraine, vous aurez longtemps suivi la Loire paisible avec enchantement, vous aurez regretté de ne pouvoir déterminer, entre les deux rives, celle où vous choisirez votre demeure, pour y oublier les hommes auprès d'un être aimé. lorsque l'on accompagne le flot jaune et lent du beau fleuve, on ne cesse de perdre ses regards dans les riants détails de la rive droite. Des vallons peuplés de jolies blanches qu'entourent les bosquets, des des coteaux jaunis par les vignes ou blanchis par les fleurs du cerisier, de vieux murs couverts de chèvre-feuilles naissants, des jardins de roses d'où sort tout à coup une tour élancée, tout rappelle la fécondité de la terre ou l'ancienneté de ses monuments, et tout intéresse dans les oeuvres de ses habitants industrieux."

p.33-34,  "Cinq-Mars", Vigny Folio 1205

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09 juin 2009

Forêts de l'Ile-de-France

   

normal_chemin_foret_de_montmorency_55  "Les forêts de l'Ile-de-France sont nos monuments les plus vivants; aux premiers jours du printemps elles se recouvrent du tapis jaune des jonquilles, puis les bourgeons font leur apparition, ils éclatent en feuilles vert tendre tandis qu'au pied des arbres embaume le muguet. Les oiseaux font leur nid au grand jour et la violette se cache sous les feuillages. Les plantes aquatiques frémissent avec les roseaux au bord d'étangs comme chevelures d'ophélie que le courant lisse et caresse incessamment, et durant l'été dans les bois touffus ce sera le grand mystère de la créationanimale et végétal. Avec l'automne les champignons se laissent cueillir et les châtaignes ramasser tandis que que les feuilles mortes craquent sous nos pas et que le solflamboie jusqu'à la cime des arbres. Alors résonent le son du cor et les cris de la bicheaux abois et les coups de fusils dont les balles sifflent au-dessus de nos têtes. Puis c'est le grand silence de l'hiver et les squelettes noirs de nos arbres ne sont plus que les grands épouvantails à moineaux... qui ont fui.

p.20, "Ile de France Berceau de mon enfance (1966)" Janine Ducrot, Nouvelles Editions Latines

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08 juin 2009

La burle

En mémoire de ma grand-mère maternelle grandie dans le Haut Vivarais.

        "Les gens de là-haut, eux, savent bien ce qu'est la burle. Un vent dur et glacé qui balaye quatre mois de l'année le plateau et les pentes du Haut-Vivarais. Les gens de là-haut, mais pas l'étranger, pas le touriste, qui ne connaissent du pays que les sentiers faciles et ensoleillés, bordés d'airelles et de digitales.
     Peyrebeille_burle    Pourtant la burle appartient au pays, elle en est le souffle vital et les êtres vivants doivent se plier à ses caprices, à ses débordements.
         Il faut l'avoir entendue pleurer de sa voix grave dans les bois noirs. Il faut l'avoir vue, faisant jaillir du sol, un incendie glace, dénuant l'herbe figée de givre. Il faut l'avoir sentie sur le visage et les mains. Ses aiguillons vous engourdissent les doigts, vous mettent les larmes plein les yeux. Son souffle vous hurle à l'oreille.
          La burle scuplte des rides de neige qui s'accumulent en dunes mobiles pour devenir de profondes congères. les chemins creux se comblent, bloquant les fermes égarées, tandis que le sommet des cols devient un piège pour l'automobiliste imprudent. La burle est sans partage. Quand elle apparâit, les humains se ferment derrière la barrière rassurante des murs de granit et des doubles fenêtres. les animaux domestiques se serrent dans les étables obscures et les bêtes sauvages cherchent refuge dans les sillons profonds et l'épaisseur des bois."

p.11-12, "La burle (1981)", Paul Perrève, De Borée (2006)

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23 mai 2009

Une communauté monastique à Chérence

                                  

cherence5La Congrégation des Moines Bénédictins de Notre Dame d'Espérance, dont un des aspects est de mener la vie cénobitique devant et pour les hommes en organisant cette vie en fonction des malades et des handicapés, a ouvert voici en 1987 le Prieure St-Benoit à Chérence près de La Roche-Guyon, dans les murs d'une ancienne ferme.

                          Prieuré  St Benoît
                    1, rue Coursoupe
                    95510 Chérence
                    Tél : 01 34 78 12 61 - Fax : 01 34 78 27 93
http://www.notredamedesperance.com/fr/page04-05.html

"La particularité de cette communauté est qu'elle est formée d'une douzaine d'hommes qui n'auraient pas pu réaliser leur vocation dans une abbaye classique en raison de leur handicap. Ces religieux font partie de la congrégation Notre Dame d'Espérance, fondée en 1966, par le Père Henri Guilluy, bénédictin de l'abbaye St Paul de Wisques. Voyant que certaines personnes qui avaient la vocation à la vie monastique mais étaient atteintes d'une infirmité ou d'une maladie chronique étaient considérées comme inaptes, il s'est dit: pourquoi ne pas créer pour elles une congrégation adaptée à leur condition."
"Le nombre des moines dépasse rarement la douzaine par prieuré, pour conserver l'ambiance familiale nécessaire à l'épanouissement de chacun. Chaque prieuré est indépendant et doit se suffire à lui-même. L'équilibre financier est obtenu grâce aux retraites, aux pensions d'invalidité et par le travail des moines: culture, petit élevage et travaux d'artisanat pour la vente à l'extérieur. A Chérence, Frère Hugues fabrique des vitraux... Le Père prieur n'est pas sans soucis matériels: les bâtiments sont vétustes avec 1 1000 m2 de toiture, une clôture à refaire, ne serait-ce que pour se mettre à l'abri des incursions de rôdeurs. Chérence est un de ces lieux de silence et de paix aujourd'hui bien connu. Il arrive que des personnes viennent de la ville pour un temps de repos ou de retraite. Ce pourrait être une source de revenus. Mais le prieuré ne peut recevoir plus de deux personnes en raison du manque de place et de la charge qui s'en suivrait pour ces hommes qui peinent déjà à assurer leur quotidien. "
http://www.catholique95.com/actualites/presentation.php?identifiant=000cherence


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22 mai 2009

Sarraute à Clérence

   

547267859_37c4121ba2   De retour de Giverny, après une halte pique-nique sur la route des crêtes qui surplombe La Roche-Guyon, nous marquons l'arrêt à Clérence, guidé par le souvenir littéraire de Nathalie Sarraute,  née Natacha Tcherniak  en 1900 à Ivanovo-Voznessensk, à 200 kilomètres de Moscou, d’un père chimiste et d’une mère écrivain. En 1949, elle achète une maison 12 rue de l’Église. Pendant quelques années, elle écrit le matin attablée au bistrot de Vétheuil -aujourd’hui disparu- où elle se sent "comme en voyage", déclamant ses phrases à mi-voix pour vérifier qu’elles sonnent juste. De nombreuses pages de Martereau et du Planétarium sont conçues ici. Nathalie Sarraute décède à Paris le 19 octobre 1999, juste avant d’atteindre un nouveau siècle. Elle est enterrée à Chérence.
Elle aime aussi marcher jusqu’à la ferme du Chesnay et au moulin de Fourges, de l’autre côté de l’Epte, ou admirer les rives de la Seine entre Vétheuil et La Roche-Guyon.

Sur les pas de l'écrivain sur ce site remarquable:
http://www.terresdecrivains.com/Nathalie-SARRAUTE

                                     "J'ai découvert Chérence par hasard. Avec mon mari, nous roulions en voiture dans la région et, en longeant ce village, j'ai vu une magnifique croix 543888397_0b6f9c3127sur la route. Je savais que c'est ici que je vivrais. La maison, que j'ai aimée tout de suite, était habitée par une vieille dame. Trois mois seulement après notre visite, elle nous la vendait."

"Plus que de l'amour, j'ai l'impression d'y avoir pris racine. D'ailleurs ma place au cimetière est déjà toute prête, à côté de mon mari."

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22 mars 2009

La croix pattée, emblème du Vexin français

 

183554f990   " La croix pattée, datant des XIe, XIIe, XIIe siècles, est une particularité du carnetpatrimoine rural véxinois. De style roman, cette croix monolithique (taillée en un seul bloc) de calcaire est constituée de trois courtes branches d'égale longueur, aux extrémités très élargies. Cette forme se rencontre gravée sur les sarcophages mérovingiens ou sur les monnaies, ou encore peinte comme croix de consécration dans les églises. Ces croix servaient vraisemblablement de limite de fief, de juridiction ou de bornage de propriétés ecclésiastiques. Situées sur les champs, à la croisée des chemins ou au coeur des villages, vous pourrez les découvrir notamment à Lainville-en-Vexin, Guiry-en-Vexin, Nesles-la-Vallée ou Vétheuil. Avec le blé, la croix pattée est un élément de l'emblème figuratif du Parc."

Extrait de la brochure à droite, site du parc naturel du Vexin:
http://www.parc-naturel-vexin.fr/index.php


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