Vu de La Frette

Un Gallo-(catholique)romain du Val d'Oise, des citations pour nourrir le fil des jours

06 décembre 2009

La peinture de Séraphine dévoilée par son mécène

                                                                       "Car, qu'on ne s'y trompe point, ce qu'elle peint n'est qu'en apparence un monde étroit de fleurs, de feuilles et de fruits. Ces 32323608_pfleurs, de feuilles et de fruits. Ces fleurs, ces feuilles et ces fruits sont en vérité l'image de Dieu, l'âme de cette France royale, le symbole de la ville médiévale, le génie de sa cathédrale dont le tintement des cloches s'est, par miracle, mué en couleurs. Il ne s'agit pas ici de peinture rustique décorative, comme on peut en trouver partout, mais d'une des œuvres les plus puissantes et les plus fabuleuses de l'histoire, qu'on ne juge avec équité qu'en considérant dans la bergère d'Arsy, la soeur cadette de la bergère de Domrémy, dans l'œuvre qui, à Senlis, s'élève majestueusement, une apothéose de vocation divine analogue à celle du sacre de Reims, dans cette fin d'un esprit qui sombre dans la démence, un événement correspondant à la mort sur le bûcher de rouen."

p.90-91, "Séraphine", Françoise Cloarec, Phébus 2008, repris de W.Hude "Cinq maîtres primitifs", éd.P.Daudy 1949, mécène et découvreur de Séraphine:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Wilhelm_Uhde

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07 juillet 2009

Le choc Van Gogh

        Exposition organisée dans un appartement vacant par le frère de Van Gogh, Théo:

51LiX3Z7KKL"A cette première exposition de Vincent, on ne chemine pas de toile en toile, on observant là les courbes et les grâces féminines, là les harmonies de gris, les subtilités du ciel, ici le puits de lumière, ou encore la patte de l'artiste. C'est un assaut, c'est brutal, c'est bouillant comme le feu du ciel, la sève impatiente de la nature, les rêves et les émotions d'un peintre sans école dont la main était une torche, qui trouvait plus de lumière dans les yeux des hommes que dans les cathédrales."

p.100, "C'était mon frère..."(L'iconoclaste 2006), Judith Perrignon, Folio 2009

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