J'ai connu Huguenin par Jean-Edern Hallier, en 1992-93, je lisais fiévreusement L'Idiot international, j'aimais ce ferment de désordre créateur, les procès, les parti-pris, la violence polémique.Chaque numéro avait un goût de vodka, d'engueulades nocturnes, de colères impétueuses; chaque paragraphe s'élevait comme une danse de derviche tourneur renvoyant au néant l'esprit de lourdeur du Monde, et autres Figaro, Libération. J'effectuais mon service militaire, à chaque permission, je scrutais dans les kiosques un nouveau numéro, l'irrégularité de parution dopait l'impatience. Laissons la parole à ce grand d'Espagne disparu si précocement, notre cher Huguenin:

 

41EK8R7W71L                                      "Nous sommes tous les rois de nous-mêmes. Et nous devons nous rappeler qu'un roi n'est pas fait pour les plaisirs, mais que sa seule tâche est d'élever son royaume, de le faire plus fort qu'il ne l'a reçu, de se consacrer tout entier à sa puissance."

Journal, Huguenin, Points Seuil
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Ren%C3%A9_Huguenin
http://www.lelitteraire.com/article2600.html